" On a qu'à appeler ça Le Massacre alors. " Mickaël Zielinski, Nicolas Lozzi, mai 2009.
8 femmes OZON François, 2001 : J'aime bien ce film très théatral, porté par l'interprétation, esthétiquement léché.
28 jours plus tard BOYLE Danny, 2002 : Grand film d'horreur qui devient presque mythologique sur la fin. La première demi-heure, dépuillée et silencieuse, est exceptionnelle.
2012 EMMERICH, Roland, 2009 : Film catastrophe emmerichien, c'est à dire invraisemblable mais rigolo.
A Dangerous Method CRONENBERG David, 2011 : La relation Freud/Jung par le maître canadien, qui dépouille son film de tout artifice fantastique, et c'est malgré tout captivant.
Abominable Docteur Phibes (l') [The Abominable Dr Phibes] FUEST Robert, 1971 : Sorte de film policier zarbi assorti d'un peu d'ésotérisme. Vincent Price, dans le rôle-titre, est assez magnétique, mais à part ça...
Abyss [The Abyss] CAMERON James, 1989 : Film catastrophe/SF. Cameron, comme d'habitude, filme très bien la flotte. La claustrophobie et la mise en scène compensent un discours SF un peu neuneu.
Adèle Blanc-Sec BESSON Luc, 2010 : De ce que je me souviens, le mieux est encore de relire les BD.
Aladdin DISNEY, 1992 : Film d'animation et conte humoristique. C'est pas le Disney le plus subtil, mais il y a quelques chouettes chansons et surtout deux personnages énormes : le Génie et Jafar.
Alice au pays des merveilles BURTON Tim, 2010 : Adaptation du Alice de Disney, et non de Carroll. Entièrement obnubilé par la 3D (moche et inutile), Burton oublie de faire un film.
Alien +++ SCOTT Ridley, 1979 : Pure perfection de la SF horrifique, où un vaisseau organique est parcouru par une bête à l'intelligence terrifiante et implacable. Montage, lumière, scénario, rythme, décors, acteurs : tout est absolument merveilleux de précision et de beauté.
Amants passagers (les) ALMODOVAR Pedro, 2013 : Un Almodovar sympathique en huis-clos dans un avion, qui renoue avec l'époque Femmes au bord de la crise de nerfs.
Antichrist [Antichrist] Van TRIER Lars, 2009 : Psychanalyse violente filmée avec la maestria habituelle du cinéaste. Après, est-ce qu'on a vraiment envie de voir ça plus d'une fois, je sais pas trop, moi pour l'instant non.
Arrietty YONEBAIASHI Hirosama, 2010 : Jolie relève animée par un jeune espoir du studio Ghibli. Mignon, bien fait.
Arsène Lupin SALOME J. P., 2004 : Un film qui vient gaiement violer un personnage immortel du patrimoine français. En bondage.
Astérix et Cléopatre GOSCINNY René et UDERZO Albert, 1968 : C'est super drôle, les chansons sont géniales, c'est de l'animation française dans toute sa splendeur.
Astérix et le Coup du menhir GRIMOND Philippe, 1989 : Très bizarre voire un peu psyché ce qui le rend positivement surprenant.
Astérix : le Domaine des Dieux CLICHY Louis & ASTIER Alexandre, 2014 : L'esprit de la série est respecté, l'humour se concentre sur l'anachronisme, la technique d'animation est excellente, le scénario bien écrit intègre et même souligne le propos politique de l'album... bref, c'est la meilleure adaptation depuis Astérix et Cléopâtre (1968).
Avatar CAMERON James, 2009 : Je ne vois qu'un intérêt très restreint à ce petit film de SF au scénario rebattu. Il y a quelques scènes potables. Et la 3D, évidemment, ne sert à rien.
Aventures de Buckaroo Banzai (les) [The Adventures of Buckaroo Banzai Accross the 8th dimension] RICHTER W. D., 1984 : À équidistance entre parodie de science-fiction, adaptation de BD fictive et portnawak, un film très bancal qui oublie de présenter sa galerie de personnages et sombre dans la grosse approximation juste après la première scène.
Aventures de Jack Burton : dans les griffes du Mandarin (les) [Big Trouble in Little China] CARPENTER John, 1986 : Un chouette Carpenter méconnu, pastiche de film de kung-fu et de fantastique chinois dans laquelle le héros américain bien burné (Kurt Russel) est tourné en ridicule du début à la fin, ce qui occasionne de belles grosses barres de rire.
Barbarella VADIM Roger, 1968 : Science-fiction érotico-kitsch tirée d'une BD de Jean-Claude Forest (1962). L'intérêt central est de voir Jane Fonda à poil tout le long (surtout dans cette scène inaugurale de strip-tease en apesanteur), mais c'est déjà beaucoup.
Battle Royale FUKASAKU Kinji, 2000 : Un film qui aurait inventé un standard si ce n'avait été auparavant un roman. Cette manière de SF politique gore avec un côté slasher trouve ici son apogée.
Les Beaux Gosses SATTOUF Riad, 2009 : Teen-movie à la française, c'est tout simplement une des meilleures comédies françaises depuis 10 ans, original dans le scénario comme dans la manière.
Beetlejuice BURTON Tim, 1988 : Il y a des choses géniales dans ce conte horrifique humoristique, et notamment une scène de possession à se pisser dessus, mais globalement c'est un peu bancal, notamment à cause d'un personnage-titre horripilant.
Belle et la Bête (la) [Beauty and the Beast] DISNEY, 1991 : Un Disney très moche.
Black Swan ARONOFSKY Darren, 2011 : beau et captivant essai un peu polanskien sur la relation entre une danseuse de ballet et son chef chorégraphe.
Body Bags [Body Bags] CARPENTER John, 1993 : Trois courts-métrage d'horreur et/ou fantastiques : le premier est un chef d'oeuvre, le second est très drôle, le troisième (de Tobe Hooper) pas mal.
Borat CHARLES Larry, 2006 : Comédie de subterfuge qui exprime en creux le désastre de "l'exception culturelle" américaine.
Chat noir, chat blanc KUSTURICA Emir, 1998 : Comédie multi-genres serbe, avec du western, du gangster, du burlesque et du conte de fées, ce film est une cacophonie créative, un bordel ordonné.
Le Chat du Rabbin SFAR Joann & DELESVAUX Antoine, 2011 : Pas mal, joli, beaux mouvements, adaptation intelligente.
Chronicle TRANK Josh, 2012 : SF de super-pouvoirs filmée comme du Blair Witch. Ca aurait pu être grand, ça s'arrête un peu au milieu du chemin.
Cité de la peur (la) BERBERIAN Alain, 1994 : Le film séminal de la comédie gaguesque d'humoristes à la française. Tous les suiveurs furent moins bons.
La Classe américaine HAZANAVICIUS Michel et MEZERETTE Dominique, 1993 : Je n'ai pas peur de dire que ce détournement de films américains de la grande époque est un des plus grands films français récents, qui sous ses atours de potacherie hyper drôle dissimule de belles tranches d'intelligence sur le propos du détournement artistique, de l'exception culturelle et plein d'autres choses.
Cloud Atlas WACHOWSKI Andy & Lana et TYWKER Tom, 2013 : Un film réussi à tous niveaux adaptant un grand roman de David Mitchell que je n'aurais pas cru adaptable (récit éclaté sur cinq époques différentes). Débarrassé de quelques fausses bonnes idées (les acteurs récurrents notamment) ça aurait même pu être un grand film.
Colline aux coquelicots (La) MIYAZAKI Goro, 2012 : Le fils a enfin compris son père. Dans un univers fort différent, réaliste, historique, Goro raconte son amour familial frustré au travers des années 1960 japonaises.
Conte de la Princesse Kaguya (le) [Kaguya-Hime no monogatari] TAKAHATA Isao, 2014 : La même année que Miyazaki, Takahata livre son ultime film, un conte fantastique sublime – esthétiquement, notamment, c'est splendide.
Coraline [Coraline & the Secret Door] SELICK Henry, 2009 : Tout était réuni pour faire le standard du film d'animation jeunesse/gothique en numérique que Burton a échoué dans Les Noces funèbres. Mais finalement non ; mieux vaut s'en tenir à L'étrange Noël de Monsieur Jack.
Cosmopolis CRONENBERG David, 2012 : C'est à la fois fascinant, virtuose (peut-être le plus beau Cronenberg plastiquement), et assez insupportable à suivre.
Coup de foudre à Notting Hill [Notting Hill] MICHELL Roger, 1998 : Une comédie romantique à la con, sauvée par un soupçon de british attitude et le fait que le héros soit libraire.
Da Vinci Code HOWARD Ron, 2006 : Très mauvais.
Danse avec les loups COSTNER Kevin, 1990 : J'aime beaucoup ce western new age un peu niais mais assumé, avec des décors naturels superbes et un scénario (certes simple) devenu un standard (voir Avatar).
Dark Knight (the) NOLAN Christopher, 2008 : Nolan poursuit son adaptation froide et réaliste de Batman. C'est très bien foutu, c'est un véritable emblème du cinéma populaire des années 2000, OK. Mais il y a aussi trop d'action (mal filmée), peu d'invention, aucun humour. C'est juste un peu classieux.
Dark Shadows BURTON Tim, 2012 : Assez drôle et bien meilleur que ses précédents films. Mais c'était pas dur, on partait de loin.
Destination finale [Final Destination] WONG James, 2000 : Slasher à voir à la rigueur pour la mise en scène de certaines morts, assez rigolotes.
Diable s'habille en Prada (le) [The Devil wears Prada] FRANKEL David, 2006 : Comédie américaine sur la mode, dans laquelle une jeune fille lambda vend son âme en se subordonnant avec délice à une autocrate abjecte qui sera dédouanée en fin de film grâce au soupçon d'humanité supposément logé en elle. La démonstration est gerbante, et au niveau cinéma, RAS.
Dirty Dancing ADORLINO Emile, 1987 : Romance et comédie musicale. Plutôt un bon cru : les deux acteurs principaux (Patrick Swayze et Jennifer Grey) sont sensuels et dansent très bien, les chansons sont sympathiques et n'envahissent pas la diégèse.
District 9 BLOMKAMP Neill, 2009 : Une SF africaine, originale et marrante. Mais finalement le scénario est bateau et il y a un gros problème de structure narrative (on perd le point de vue infra-diégétique au milieu du film).
Django Unchained TARANTINO Quentin, 2013 : Un très bon Tarantino, même si le système commence à être un peu redondant.
Douze Travaux d'Astérix (les) GOSCINNY René & UDERZO Albert, 1976 : Deuxième et dernier film réalisé par le duo d'auteurs de la BD après Astérix et Cléopatre – et ce sont bien sûr les deux meilleurs Astérix en dessin animé. Celui-ci est une suite de (douze) sketches aussi géniaux qu'hilarants, même si l'animation ou l'esthétique ne sont pas précisément bluffantes.
L'Effet papillon [The Butterfly effect] BESS, Erick & GRUBER, Mackye, 2004 : Un bon film fantastico-uchronique inattendu, avec un scénario très fin à défaut d'une réalisation bluffante.
Enfants Loups Ame et Yuki (les) [Ookami Kodomo no Ame to Yuki] HOSADA Mamoru, 2012 : Film d'animation japonais fantastique-écolo fortement marqué par Miyazaki. Si esthétiquement on reste assez loin du maître, c'est très beau dans l'ensemble.
Les Ensorceleuses [Practical Magic] DUNNE Griffin, 1998 : Bullock et Kidman font de la magie gentille. Mais ce sera sans nous.
Equilibrium WIMMER Kurt, 2002 : Ca ressemble beaucoup (trop) à Matrix et V pour Vendetta. Mais allez, va, c'est pas mal.
Eternal Sunshine of the Spotless Mind Mind GONDRY Michel, 2004 : Romance science-fictive, dans laquelle Jim Carrey et Kate Winslet s'effacent l'un l'autre de leurs mémoires pour oublier la douleur de leur relation. Montage ludique et émotion continue, un peu pauvre esthétiquement si l'on veut chipoter.
Étrange Noël de M. Jack (l') [The Nightmare before Christmas] SELICK Henry, 1993 : Film d'animation gothique, conte de Noël et d'Halloween mêlés. C'est très beau notamment grâce à la parfaite technique d'animation, bien supérieure esthétiquement à tout ce que peut faire le numérique pour l'instant.
eXistenZ CRONENBERG David, 1999 : Grand film de science-fiction vidéoludique. La réalisation décalée crée un climat unique de doute sur ce qui est réel ou non, c'est magnifique.
L'Exorciste FRIEDKIN William, 1973 : Outre son statut de référence du cinéma d'horreur démonstratif, c'est vraiment un bon film, patient et austère avant de laisser éclater des bulles de burlesque affreux.
Eyes Wide Shut KUBRICK Stanley, 1999 : Conte de Noël et récit initiatique d'un bourgeois new-yorkais confronté à la vie fantasmatique de sa femme. Le duo d'acteurs principaux (Cruise et Kidman) est dirigé au millimètre, la mise en scène est d'une incroyable maturité, la photo est sublime. Kubrick peut mourir tranquille.
The Faculty RODRIGUEZ Robert, 1998 : Un des meilleurs films de SF des années 1990, avec un scénario de contamination et une brochette des jeunes acteurs américains en devenir de l'époque.
Famille Addams (la) [The Addams Family] SONNENFELD Barry, 1991 : Parodie gothique renversant les valeurs admises comme "positives" de l'Amérique consumériste moderne ; et qui ne s'embarrasse pas trop d'une mise en scène ou d'une construction précise pour nous faire rire.
Fantasia DISNEY studios, 1940 : L'animation est-elle au service du classique ? La musique est-elle au service du dessin ? Quasiment tous les court-métrages de ce majestueux mélange sont des chefs d'oeuvre.
Féline (la) [Cat People] TOURNEUR Jacques, 1942 : Suspense fantastique dont le personnage principal est une envoûtante femme-chat. Tourneur, cinéaste français parti pour Hollywood, profite de ce superbe noir et blanc pour jeter quelques bases de la grammaire horrifique au cinéma. Tout simplement.
From Hell HUGUES Albert & HUGUES Allen, 2002 : Thriller et enquête sur Jack l'éventreur dans l'Angleterre victorienne. Même si esthétiquement on est à des années-lumières du chef d'oeuvre BD dont ce film est tiré (From Hell par Alan Moore et Eddie Campbell), il n'est pas dénué de certaines qualités de mise en scène et de photo, inégalement réparties.
Gravity CUARON Alfonso, 2013 : Récit de catastrophe spatiale au service d'une mise en scène silencieuse, déliée par les ellipses du vide sidéral. Quelques trucs énervants (musique) mais globalement exceptionnel.
Green Hornet (the) GONDRY Michel, 2011 : Du super-héros parodique, inventif et populaire.
Gremlins DANTE Joe, 1984 : Conte de Noël horrifique dans un premier temps, puis satire sociale d'une Amérique dégénérée aux penchants avilissants. Plein de mise en scène, bourré d'allusions ; l'alchimie entre rire et peur y est miraculeuse.
Harry Potter et la Pierre philosophale [Harry Potter and the Sorcer's Stone] COLOMBUS Chris, 2001 : Le premier opus est le plus sage et enfantin, mais il adapte correctement le roman.
Harry Potter et la Chambre des Secrets [Harry Potter and the Chamber of Secrets] COLOMBUS Chris, 2002 : Strictement pareil que le précédent.
Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban [Harry Potter and the Prisoner of Azkaban] CUARON Alfonso, 2004 : Tout comme le roman dont il est tiré, c'est le plus équilibré de la saga. Mise en scène constamment inventive, belle photo, acteurs bien mieux dirigés que dans les précédents, et peu de concessions
Harry Potter et la Coupe de Feu [Harry Potter and the Goblet of Fire] NEWELL Mike, 2005 : Le roman de base n'est déjà pas un des meilleurs de la saga, mais en plus cet épisode accumule les tares : scénarisation tronquée, photo trop sombre et dégueulasse, mise en scène scolaire, et surtout, surtout : direction d'acteurs horrible (alors qu'on sait, depuis le film précédent, qu'ils sont capables d'être bons...).
Harry Potter et l'Ordre du Phénix [Harry Potter and the Order of Phenix] YATES David, 2007 : Moins catastrophique que le précédent, ce film n'en demeure pas moins une collection de bouts de romans mis en image. La mise en scène est rare, les jeunes acteurs mauvais, il n'y a aucun liant dans la construction et on sent de bout en bout un décalage entre la nature dramatique de l'intrigue et un vernis jeunesse théâtral et ridicule.
Harry Potter et le Prince de Sang-mêlé [Harry Potter and the Half-blood Prince] YATES David, 2009 : Le plus frustrant de la saga, totalement inégal : la mise en scène correcte et la bonne tenue générale de la réalisation ont été ostensiblement balayées en post-production.
Harry Potter et les Reliques de la Mort [Harry Potter and the Deathly Hallows] YATES David, 2010 (partie 1) et 2011 (partie 2) : Une conclusion correcte, surtout dans la première partie. Le fait d'étaler l'intrigue sur deux épisodes permet à Yates de donner du temps au déroulement de l'intrigue et se proposer quelques jolies scènes "inutiles".
Hellboy DEL TORO Guillermo, 1994 : À part le personnage principal et un univers visuel foisonnant, rien d'extraordinaire.
Hellraiser BARKER Clive, 1987 : Un standard de l'horreur, baroque et suintant
Her JONZE Spike, 2014 : La solitude des individus à l'ère numérique et la meilleure aptitude des machines à l'échange social : sujets foudroyants mis en scène avec calme et une sorte de sobriété noyée dans le pastel délavé. Voir quasi uniquement Joaquin Phenix parler face caméra pendant deux heures n'est pas rédhibitoire (c'est dire si c'est beau).
Hobbit (the) JACKSON Peter, 2012 : Ca ne partait pas si mal, mais Peter Jackson essaie de nous vendre Le Hobbit comme une préquelle au Seigneur des Anneaux ; ce qui est malhonnête, malvenu et inapproprié au style du récit.
Hobbit (the) : la Désolation de Smaug JACKSON Peter, 2013 : Confirmation dans ce second volet du viol de l'esprit de l'oeuvre originale. Ca démarre honnêtement mais se gâte dès lors qu'on voit des elfes à l'écran.
Hot shots ! 2 [Hot Shots ! Part Deux] ABRAHAMS Jim, 1993 : Un des bons films de parodie américains des années 1990.
Hunger Games ROSS Gary, 2012 : Découvrez Battle Royale et oubliez en quatre secondes quoi que ce soit sur Hunger Games.
L'illustionniste CHOLET Sylvain, 2010 : Film d'animation tatiesque, pas mal.
L'Imaginarium du Docteur Parnassus [Imaginarium of doctor Parnassus] GILLIAM Terry, 2009 : Du merveilleux marginal, fourmillant de bonnes idées, un peu bordélique, rendu assez légendaire grâce à la mort de Heath Ledger.
Inception NOLAN, Chsristopher, 2010 : C'est vraiment une merveille de film de SF à réalité floue, avec une gestion assez bluffante de plusieurs niveaux narratifs. Mais un peu trop de concessions (trop d'action notamment) à mon goût. Et toujours cette esthétique nolanienne (verre, béton, froid) qui ne manque pas de me rendre indécis.
Independance Day EMMERICH, Roland, 1996 : SF paranoïaque américaine. Oui, le scénario est atrocement conservateur, misogyne et xénophobe. Mais, il y a des passages remarquables et des motifs devenus emblématiques dans ce film efficace.
Indestructibles (les) PIXAR (studios), 2004 : Détournement en film d'animation des pouvoirs super-héroïques dans la vie de famille américaine classique. Marrant, bien fait.
Inglorious Basterds TARANTINO Quentin, 2009 : Mise en scène constamment inventive, dialogues incroyables, humour continuel, uchronie incongrue. Bref, c'est très bon.
Interstellar NOLAN Christopher, 2014 : Science-fiction d'exploration et de hard-science aux confins du mystère scientifique. C'est loin d'être nul mais les défauts sont nombreux, à commencer par un scénario à la limite de la cohérence et surtout une empreinte musicale (Hans Zimmer + mixage) intolérable.
I-Robot PROYAS Alex, 2003 : Violons Asimov en toute impunité.
Jane Eyre FUKUNAGA Cary, 2012 : Jolie adaptation, élégante.
Jarhead MENDES Sam, 2005 : Superbe version moderne de Full Metal Jacket, qui sait rendre hommage à ses aînés sur la guerre du Vietnam tout en ménageant sa propre esthétique de récit guerrier moderne au Moyen Orient.
Le Journal de Bridget Jones [Bridget Jone's diary] MAGUIRE Sharon, 2001 : Comédie féminine tout à fait rigolote entièrement grâce à son personnage principal.
Jurassic Park SPIELBERG Steven, 1993 : Classique dans la réalisation, pas très beau esthétiquement. Mais ce qu'on lui demande, c'est des bêtes fabuleuses. Et elles sont là.
Jusqu'en enfer [Drag me to hell] RAIMI Sam, 2009 : Bonne petite horreur sursautante.
Kié la petite peste TAKAHATA Isao, 1981 : Saynettes de la vie japonaise autour d'une petite fille espiègle, ça n'a rien d'extraordinaire mais c'est très communicatif.
Kiki la petite sorcière [Majo no takkyūbin] MIYAZAKI Hayao, 1989 : Conte pour la jeunesse bourré de bonnes idées et de beauté, un tout petit peu gnagnan. Le style miyazakien se met doucement en place. Le personnage du chat Jiji est génial, et on n'a même pas idée de l'influence qu'il peut avoir au Japon.
Kill bill 1 & 2 TARANTINO, Quentin, 2003 & 2004 : Action, bagarre, vengeance : Tarantino nous offre tout le plaisir contenu en morceaux dans la pop culture de sa jeunesse, nous la restitue dans un paquet cadeau noir et jaune hyper classe, inventif, furieux.
Là-Haut [Up] DOCTER, Pete & PETERSON Bob [PIXAR], 2009 : Avec ce film Pixar amorce sa gangrène disneyienne. Mais c'est encore pas trop mal.
Lascars (les) PERREIRA LAZARO Albert & KLOTZ Emmanuel, 2009 : Petit film d'animation caillera rigolo.
Liaisons dangereuses (les) [Dangerous Liaisons] FREARS Stephen, 1988 : Adaptation du roman éponyme quasiment aussi extraordinaire. La direction d'acteurs, aidée par une distribution forte en gueule (Glenn Close, Malkovich, Pfeiffer, Uma Thurman...), compense l'absence inévitable de la relation épistolaire.
Lou + NEEL Julien, 2012 : L'univers graphique, désuet, acide, savamment désordonné, est magnifique, et l'esprit des géniales BD d'origine est préservé. Mais tout est gâché par un manque patent de professionnalisme : le mixage sonore est atroce, ce qui transforme les dialogues en marmonnements incompréhensibles ; la direction d'acteurs nullissime, et pourtant la distribution avait du potentiel.
Louise-Michel DELÉPINE Benoît & KERVERN Gustave, 2008 : Dans leur style un peu surréaliste et beaucoup marginal avec vraie vie des vrais gens bêtes et sales, mais beaux, Kervern et Delépine font un truc bizarre qui se regarde assez.
Madagascar 2 DREAMWORKS, 2008 : Mieux que le premier, mieux fini, mieux construit, plus drôle.
Magdalene Sisters (the) MULLAN Peter, 2002 : Drame religieux irlandais. Superbement réalisé, ce film est aussi magnifié par un découpage scénaristique très fin, fait de petites scènes ciselées aux ellipses élastiques.
Mamma mia ! LLOYD Phyllida, 2008 : Comédie très pêchue incluant les plus grand tubes d'ABBA, ce qui n'est pas pour me déplaire, avec des acteurs marrants dont une bombasse, qui fait beaucoup pour la crédibilité du film.
Man of steel SNYDER Zack, 2013 : Nul, con, chiant, invraisemblable, insupportable.
Mary Poppins STEVENSON Robert, 1964 : Du merveilleux londonien, féministe et politique, parsemé de chansons délicieuses, chaque scène étant également légendaire.
Mask (the) RUSSEL Chuck, 1994 : Très bon film de super-héros parodique croisé avec Tex Avery, pas dénué de profondeur psychologique et en tout cas surtout pas d'humour.
Match Point ALLEN Woody – 2005 : Woody Allen sort la caisse à symboles dans une romance perturbée. Mouaif.
Max et les Maximonstres [Where the Wild Things Are] JONZE Spike, 2009 : Sauvagerie des fantasmes d'enfant filmés avec du vrai poil et de la vraie terre. Ca a la beauté vaguement inquiétante d'un doudou nouveau.
Men in black 1 & 2 et Barry Sonnenfeld, 1997 & 2002 : Science-fiction paranoïaque américaine et parodique. Le premier est très rafraîchissant, le second assez mauvais.
Mes parents, mon beau-père et moi ROACH Jay, 2004 : Comédie américaine dressant un parallèle conservateur/libéral assez marrant. Acteurs indispensables au bon déroulement de l'ensemble.
Micmacs à tire-larigot JEUNET Jean-Pierre, 2009 : Récit mécanique avec inventions étonnantes à la Jeunet. La surprenante salve politique permet au film de tenir debout.
Moi, moche et méchant 2 [Despicable me 2] COFFIN Pierre & RENAUD Chris, 2013 : Film d'animation en partie français et très sympathique, au niveau de Pixar pour la mise en scène des gags.
Mon Voisin Totoro [Tanari no Totoro] MIYAZAKI Hayao, 1988 : Conte merveilleux miyazakien très très beau. Alors bien sûr, la construction est un peu simpliste et tout n'est pas fignolé. Mais si vous avez un seul film devant lequel asseoir vos gosses, c'est celui-là.
Munich SPIELBERG Steven, 2005 : Pas dénué de qualités techniques mais par ailleurs tellement obscène qu'on les oublie.
Ne le dis à personne CANET, Guillaume, 2006 : bon petit polar à la française.
Le Nom de la Rose ANNAUD Jean-Jacques, 1986 : Jolie adpatation du chef d'oeuvre d'Eco, ambiance soignée, intrigue bien menée, mais un peu provoc' sans que ce soit d'un quelconque intérêt.
Numéro 23 SCHUMACHER Joel, 2007 : Il faut demander à Joel de ne plus toucher à son logiciel de retouche d'images. Thriller paranoïaque sans intérêt, même Carrey est mauvais.
Ocean's eleven SODERBERGH Steven, 2001 : Film de braquage très malicieux et complice.
Paranormal Activity PELI Oren, 2007 : Film d'horreur réalisé certes avec une grande économie de moyens, mais aussi une grande économie de mise en scène.
Père Noël est une ordure (le) POIRÉ Jean-Marie, 1982 : Le parangon de la comédie francaise des années 1980, et ancêtre du film de gags à la française.
Les Petits Mouchoirs CANET, Guillaume, 2010 : Des acteurs parlent face caméra pendant deux heures, parfois c'est un peu drôle quand Cluzet s'énerve.
Phone Game [Phone Booth] SCHUMACHER Joel, 2002 : Thriller américain débilisé en post-prod par la retouche d'image. Le sujet de départ a un certain potentiel, mais le scénario désamorce toute tentative d'enchaînement efficace du récit.
Pi ARONOFSKY Darren, 1998 : Thriller mathématique et scientifique, un peu SF, expérimental, noir et blanc, qui fonde le style Aronofsky avec ces brèves séquences en "sticks" rapides et nerveux.
Pirates des Caraïbes 4 : la fontaine de Jouvence MARSCHALL Rob, 2011 : La franchise donnait plutôt pas mal jusque là. Mais tout a une fin.
La Planète des Singes [Planet of the apes] SCHAFFNER Franklin, 1968 : Un bon vieux classique SF avec mise en perspective humaniste. Un peu madérisé.
Planète des singes origine WYATT Ruppert, 2011 : Sorte de préquelle du précédent, mais ne sert à rien, comme toutes les préquelles.
Planète sauvage (la) LALOUX René, 1973 : Splendide pépite d'animation française SF. L'univers graphique (dû à Topor) est extraordinaire et le scénario (adapté d'un roman de Stefan Wul) un peu décousu.
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[The Phantom Menace] LUCAS George,
[The Attack of the Clones] LUCAS George,
Talons Aiguilles ALMODOVAR Pedro, 1992 : Jolies teintes de rouge colorant le drame passionnel de la sublime Victoria Abril.
Terminator 2 : Le Jugement dernier CAMERON James, 1991 : Action et science-fiction, voyage dans le temps et robotique avec un zeste de dérision. On est sur le modèle du premier opus, mais tout est mieux : réalisation plus marquante, esthétique soignée, un méchant génial, et surtout le trio de personnages principaux (John et Sarah Connor + Schwarzi) est traité avec une profondeur et un registre émotionnel inattendus.
La Vie est belle ++ BENIGNI Roberto, 1997 : Enième film sur la shoah, dans la comedia dellarte verbeuse de Benigni. La symétrie de sa construction, première partie faite de fantasme burlesque, seconde partie d'horreur distanciée, en fait toute l'originalité et l'émotion.