Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le Massacre
  • Le Massacre
  • : " On a qu'à appeler ça Le Massacre alors. " Mickaël Zielinski, Nicolas Lozzi, mai 2009.
  • Contact

Recherche

12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 21:41

http://myscreens.fr/wp-content/uploads/2010/04/les_indestructibles.jpg

 

 

 

 

Technique 

Esthétique ♦♦

Emotion 

Intellect  

 

 

 

C'est passé l'aut' soir à la télé, donc je dis quelques mots sur Les Indestructibles. Un peu coincé entre Le Monde de Nemo et Cars, deux long-métrages beaucoup plus successful, ce film me paraît néanmoins meilleur que l'un et l'autre et même un des tous meilleurs Pixar à ce jour. Même si, bon, à force de les voir et les revoir, je ressens de moins en moins d'enthousiasme pour la gentille boîte d'animation rachetée par Disney. Finalement, soyons honnête, il n'y a guère que Ratatouille qui soit un vrai chef d'oeuvre. Les autres souffrent, ça et là, d'imperfections rédhibitoires ou encore des tics pixariens dont j'avais parlé à l'occasion de la sortie de Là-Haut.

 

Les Indestrustibles est basé sur un concept éculé (la retraite du super-héros, un principe déjà vu ne serait-ce que dans la BD Watchmen) mais il le croise habilement avec une autre thématique : celle de la gestion de l'exception. Les personnages principaux sont une famille américaine moyenne en apparence (mère au foyer, papa travaille dans les assurances, un gamin hyperactif, une gamine effacée, un rejeton, c'est presque les Simpson) mais, évidemment, les parents sont d'ex-super héros (femme élastique et homme indestructible) et les enfants ont eux aussi hérité de pouvoirs (invisibilité et rapidité) qui collent parfaitement aux personnalités de chacun. L'obsession de la mère de famille est de "niveler" les capacités extraordinaires de sa famille, de lui faire regagner sa normalité (parce qu'une loi empêche les héros d'exercer leur mission morale, ça s'est déjà vu dans quelques cross-over Marvel). Il y a une scène très rigolote à la fin dans laquelle le mioche super-rapide participe à une course de vitesse scolaire et s'oblige à freiner pour parvenir à une honorable seconde place. Le papa, lui, est nostalgique de sa gloire passée et de l'exercice de sa puissance. La question est de savoir si le nivellement des particularités est nécessaire à la paix sociale. La société, clairement présentée comme inhumainement capitaliste par l'intermédiaire du personnage du patron de la compagnie d'assurances, réclame que la norme soit la norme. La morale finale (discutable) énoncera que les pouvoirs émergeants doivent être utilisés avec parcimonie pour permettre à la fois particularisme et intégration.

 

 

http://www.animecity.fr/Les%20Indestructibles%2001.jpeg

Situation familiale classique.

 

Ce que l'on peut regretter, comme souvent chez Pixar, c'est que la phase de mise en place soit beaucoup plus drôle et passionnante que la phase de développement et de conclusion de l'intrigue, pendant lesquelles des scènes d'action pas toujours bien écrites se succèdent. Fort heureusement, il y a toujours des liens logiques et plein d'idées de mise en scène, surtout grâce au personnage de la mère élastique, et des personnages secondaires très drôles (la styliste, la baby-sitter). Dans la technique d'animation, on remarque que la finesse des détails et textures (ça se voit beaucoup avec l'eau et le feu) sera considérablement plus époustouflante dans les métrages suivants (notamment Ratatouille et Wall-e). Ce n'est pas foncièrement beau, mais très souvent inventif. Les Indestructibles reste donc mon petit chouchou personnel de chez Pixar.

Partager cet article

Repost 0

commentaires