Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

" On a qu'à appeler ça Le Massacre alors. " Mickaël Zielinski, Nicolas Lozzi, mai 2009.

Publicité

Semaine pas si mal en BD (janvier 2012)

http://www.manga-sanctuary.com/couvertures/big/jintaro-le-caid-de-shinjuku-manga-volume-1-simple-51822.jpghttp://www.bdtresor.net/img_produits/bd%20bdtresor%20polina.jpghttp://www.manularcenet.com/blog/wp-content/uploads/2011/09/tu-mourras-moins-bete.gifhttp://bdi.dlpdomain.com/album/9782205069976-couv-I400x523.jpghttp://img338.imageshack.us/img338/7012/goblinst1gx5.jpghttp://www.manga-news.com/public/images/vols/btooom-1-glenat.jpg

 

 

 

 

J'avoue avoir été obligé, lors de mes derniers emprunts, d'agir avec une célérité incontrôlée. J'attrapais des bandes dessinées, de ci de là, cahin caha, en laissant seulement un bref regard sur les couvertures guider mes choix. Pourtant, je dois reconnaître n'avoir pas eu la main si mauvaise, et vous pourrez lire les résultats de ma brillante intuition ci-après :

 

Trois postulants sérieux pour la BD de la semaine, mais j'ai décidé de la décerner à Jintarô, le caïd de Shinjuku (), qui m'a tant fait marrer. Personnage de manga indé inventé par George Akiyama (publié chez Le Lézard noir), Jintarô est un semi-yakuza truculent, pretteur sur gages qui profite de la faiblesse financière de ses clients pour se taper leurs femmes et ainsi épancher sa soif inextinguible d'aventures sexuelles rapides avec de jolies femmes. C'est cru et débonaire, amoral et incisif, mais pas nihiliste, puisque Jintarô va (fugacement il est vrai) manifester parfois quelques sentiments. Le dessin, naïf et expressionniste, est quand même diablement dynamique, et puis c'est drôle, mais drôle !

Polina de Bastien Vivès (Casterman)() est beaucoup moins marrant, beaucoup plus maîtrisé techniquement et, disons-le, bien plus beau. Mais cette histoire de jeune danseuse russe guidée par un chroégraphe exigeant, qui grandit, mûrit et se libère du carcan rigoriste de l'enseignement manque peut-être de quelque chose, ou alors c'est moi qui ai juste manqué d'intérêt pour l'histoire. Par contre, le dessin et le découpage, franchement, respect, le choix du trait noir, surfaces blanches et trames grises pour toute charte graphique, bravo l'audace, et d'ailleurs Vivès je l'aimais déjà beaucoup pour la série Pour l'empire avec Merwan. Mais bon, ch'ais pas, j'ai pas été autant estomaqué que je l'espérais. Trop d'attente, peut-être.

Et puis la petite gourmandise bloguiste de la semaine : Tu mourras moins bête T1 (), recueil du travail de Marion Montaigne (Ankama) est un truc que j'ai toujours rêvé de tenir entre mes mains. Imaginez : des chroniques de quelques pages (introduites par des dessinateurs BD d'ailleurs, et je puis vous dire qu'il y a du beau monde) partent de films ou de séries télé pour balayer des principes scientifiques que nous tenions pour acquis (une balle dans la jambe ? même pas mal ! ; la téléportation ? euh, pourquoi pas !) et expliquent en quoi c'est impossible et/ou plus compliqué que prévu. C'est intéressant, disons sur un mode "Okapi", et surtout très drôle. Bon, le dessin n'apporte pas toujours grand chose à la démonstration, et c'est pour ça que je n'ai pas palmérisé l'opus, mais quoi qu'il en soit je me bidonnais tout seul dans les chiottes en le lisant.

 

Voilà pour le convainquant. Mais y a pas eu que des merveilles non plus, hein. Prenez par exemple Le Complexe du chimpanzé (intégrale des trois tomes, Marazano & Ponzio, Dargaud)(). Malgré un dessin photo-réaliste que j'exècre atrocement, ça démarre pas mal, sur le mode "SF technique et voyage spatial, mais il se passe un truc étrange", un peu genre Mission to mars, la bouse de De Palma. Sauf qu'on est pris dans un certain suspense, que les surprises se succèdent, mais que la révélation finale se trouve être si dénuée d'intérêt (en gros, ce qu'on cherchait à expliquer depuis trois tomes... est inexplicable ; bonsoir et à bientôt !) que la série perd tout son sens. Du gâchis, je vous dis.

Goblins (T1, Roulot & Martinage, Soleil)() fonctionne sur le même mode que Heroïc Pizza ou (mais c'est bien meilleur si vous voulez mon avis) le Game Over de Midam, ou même Bunny Suicides : soit une infinie variation de gags à la planche déclinés autour d'un seul ressort : le/les personnage(s) (ici, des goblins, si vous êtes attentifs) est/sont de la chair à canon. Ainsi se font-il écharper de mille façons différentes avec un humour à géométrie variable, le tout bien sûr dans la charte graphique Soleil poussée à sa laideur maximum. Pas mal pour lire aux cabinets ceci dit.

Enfin Btooom! (Junya Inoue, Glénat)() est le 3012e seinen de type Battle Royale à paraître depuis la sortie du roman/film/manga à succès, dont je vous rappelle le principe : des gens normaux sont lâchés dans un lieu clos ; ils doivent s'entretuer pour survivre. Le présent opus, un poil moins fin que Sa majesté des mouches de William Golding, en dehors d'un découpage correct, ne présente strictement aucun intérêt.

 

Bon, je retourne aux toilettes, moi.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article