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  • : " On a qu'à appeler ça Le Massacre alors. " Mickaël Zielinski, Nicolas Lozzi, mai 2009.
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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 14:49

 

 

 

 

* Je parle bien sûr de Joleon Lescott, défenseur de l'équipe de football d'Angleterre.

 

Ne m'en veuillez pas de la petitesse de cette chronique mais j'ai vu ce film il y a deux semaines et l'impression n'est plus très vivace, ce qui est mal.

 

 

 

SPOILER

SPOILER

SPOILER

SPOILER

SPOILER

SPOILER

 

 

Maintenant que vous êtes prévenus, sachez donc que Prometheus est la préquelle d'Alien. Avant Ripley, avant sa culotte, avant le chat, avant la bestiole méchante qui tue toute le monde avec sa bouche rétractable, il y avait donc un vaisseau nommé "Prometheus" (référence au personnage mythique qui donna le feu aux hommes, mais surtout qui les façonna à partir de l'argile, genre c'est un symbole tout ça) en partance pour une lointaine planète à quelques années-lumières de la Terre. Auparavant, on a vu un bonhomme d'étrange physionomie se désagréger dans une chute d'eau en ne laissant au fond de la flotte qu'une grosse double-hélice d'ADN, ou encore un couple de chercheurs découvrir un motif singulier de cinq points commun à plusieurs sites archéologiques à travers le monde. C'est ce signe qui servira à dénicher la planète où se rend le "Prometheus", planète dont on espère, en somme, qu'elle abrite les êtres supérieurs qui ont fabriqué les humains.

 

Pour le couple de personnages principaux (les deux chercheurs, qui en plus couchent ensemble, les salauds !), cette quête des origines se double d'une quête personnelle (genre la nana elle a perdu son père et tout) comme dans tout bon récit de SF spectacularo/intimiste, style James Cameron ou en roman Robert Charles Wilson. Sauf que là c'est Ridley Scott. Je ne vous apprends rien en vous disant que l'intrigue va se transformer en slasher, tout va mal se passer, la créature va apparaître, et les membres de l'équipage vont clamser les uns après les autres.

 

 

 

 Découverte officielle de l'étron numérique.

 

 

Dès le départ, ce film souffre d'un gros défaut : il n'a pas lieu d'être. On n'avait pas besoin de savoir les origines d'Alien, chef d'oeuvre total du film de SF qui se suffisait parfaitement à lui-même et accoucha de trois suites plus ou moins potables qui avaient le mérite d'exploiter un matériau esthétique et surtout un personnage (Ripley) et sa mascotte (la créature). Pire : non seulement on se fichait des origines, mais en plus on est encore plus paumé à la fin de ce film qui ouvre beaucoup de questions en reportant la plupart des réponses sur un futur et très probable second film (vous allez voir qu'on aura droit à une double trilogie, comme je ne sais plus quelle saga de SF à succès). Une fois que c'est dit, Prometeus se tire de l'extrême médiocrité par la grâce d'un personnage intéressant (l'androïde) et d'une scène mémorable dont vous avez tous entendu parler : la césarienne de la scientifique sous cercueil médical, un moment qui parvient grâce à un découpage précis à évoquer les pires angoisses corporelles (claustrophobie, piqûre, scalpel, laser, germe, grossesse monstrueuse) tout en restant très raccord avec les scènes d'anthologie de la saga.

 

A part ça, la construction de la partie slasher n'est pas bien faite. Le rythme des disparitions est mauvais et les décès prévisibles, sans parler des instants de bravoure ridicules qui parsèment les passages d'action. Genre une tempête de silice "dont les héros ne se sortent que d'extrêmeuh justesse". Et j'ose à peine évoquer cette scène à la fin où le capitaine du vaisseau décide de se sacrifier pour sauver le monde. On croit rêver : du Michael Bay (ou Roland Emmerich ; ou Bruce Willis) dans un film de Ridley Scott... Heureusement que la photo n'est pas dégueu, la mise en scène à peu près existante par moments et les idées parfois intéressantes, surtout ce qui concerne la mise en forme de l'esthétique gygerienne : interfaces informatiques bio-électroniques, boutons mous, caractères cunéiformes numériques, etc. Mais soyons très clairs : Prometeus n'a pas le tiers du quart de la qualité d'Alien.

♦♦

 

 

Technique 

Esthétique 

Emotion ♦♦

Intellect  

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